Archives de Tag: Humour

Ma vie de courgette

Ma vie de courgette Claude Barras

Ma vie de courgette
Claude Barras

 

Un immense coup de coeur pour Courgette !

Icare est un petit garçon que sa maman a toujours appelé Courgette alors pour tout le monde ça sera Courgette. Même dans le foyer où il arrive un jour, après avoir perdu sa maman. Courgette rencontre Jujube qui passe son temps à manger, Ahmed qui fait pipi au lit chaque nuit, Béa qui sort du foyer en appelant sa maman dès qu’elle entend une voiture arriver , il y a aussi Simon, le gros dur qui mène la danse et surtout la jolie Camille qui porte ses drames dans ses yeux.

Vous l’aurez compris, ces enfants n’ont pas été épargnés par la vie et ont vécu des choses qu’aucun enfant ne devrait vivre. Mais dans ce foyer, la vie reprend son cours. Un départ en classe de neige, une boum au son punk de Grauzone, une course de luge, les visites d’un policier au grand cœur rythment le temps et incarnent des moments de joie et d’espoir.

Leur bouille toute ronde et leurs grands yeux ouverts sur le monde parviennent à exprimer et à transmettre toute une palette d’émotions et une candeur attendrissante. Ce film d’animation est une réussite à ne surtout pas rater !!

C’est tendre, drôle et surtout terriblement émouvant.

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Classé dans Films d'animation jeunesse

Les vieux fourneaux, Wilfrid Lupano et Paul Cauuet

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Les vieux fourneaux, tome 1 : Ceux qui restent

Scénariste : Wilfrid Lupano

Dessinateur : Paul Cauuet

Dargaud, 2014

« Les Vieux Fourneaux raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance: Antoine, Emile et
Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de
vies (presque) passées. Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps.
Les Vieux Fourneaux, à travers dʼincessants va-et-vient entre les années cinquante et les années 2010, raconte sur un mode
tragi-comique notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise. »

Après le western humoristique L’homme qui n’aimait pas les armes à feu dont le tome 3 vient de sortir et Ma révérence, une très bonne surprise conseillée par Juliette, Wilfrid Lupano m’impressionne encore avec une nouvelle BD intitulée Les vieux fourneaux.

Les vieux fourneaux, c’est Antoine, Mimile et Pierrot, trois vieux amis de longue date qui se revoient à l’occasion de l’enterrement de la belle Lucette, la femme d’Antoine. Juste après une conversation avec le notaire, Antoine prend son fusil et part sans donner aucune explication sous les yeux médusés de ses amis. Pierrot et Mimile apprennent alors qu’il est parti retrouvé son ancien patron, Garan Servier pour lui faire la peau. Ses amis se lancent alors dans une course-poursuite épique, drôle et survoltée en direction de la Toscane.

Que dire ? à part que le scénario est une vraie merveille. On sourit et on rit beaucoup à la lecture de cet album,  il y a des bons mots, des répliques excellentes à la fois cinglantes et touchantes. Le récit est parfaitement maîtrisé sans temps mort alternant passé et présent. Les personnages envoient du lourd pour des vieux, ils ont chacun leur personnalité, leur faille, leur histoire ce qui les rend irrésistiblement attachants. Le trait de Paul Cauuet les humanise et les magnifie, on voit sur leurs visages les joies et les drames de leur existence.

Et puis, une BD avec des héros vieux et drôles mais dont le sujet n’est pas directement la vieillesse, c’est rare, c’est audacieux et c’est un coup de coeur.

La bonne nouvelle, c’est qu’il y a une suite, le tome 2 est prévu pour octobre 🙂

Pour en savoir plus, voici une interview de Wilfrid Lupano et de Paul Cauuet :

 

 

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La tectonique des plaques, Margaux Motin

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La tectonique des plaques, Margaux Motin

Delcourt, 2013

La tectonique des plaques, dernier titre d’une illustratrice, auteur, blogueuse qu’on ne présente plus, Margaux Motin, est un petit bijou.

Pourtant, après avoir lu et moyennement apprécié La théorie de la contorsion, je ne suivais plus vraiment son blog, comme pour Pénelope Bagieu après Cadavre exquis.

Mais cette fois, Margaux Motin s’est surpassée ou alors c’est peut-être la thématique qui me parle davantage ! En tout cas, j’ai retrouvé toute sa verve, son cynisme, ses délires et son humour parfois sensible, parfois brut de décoffrage, parfois de mauvais goût assumé mais toujours drôle.

Dans son troisième livre, elle aborde sa nouvelle vie de trentenaire fraîchement divorcée qui élève seule sa petite fille sur un rythme qui oscille entre belles cuites, soirées entre copines, nouvelles rencontres et des moments plus calmes entre doutes et quelques larmes.

Elle ponctue sa bande dessinée de références musicales de Nirvana à Dirty dancing en passant par Abba et Mariah Carey (bon ,j’avoue qu’on m’en a soufflé quelques unes, puisque j’ai une culture musicale proche du néant!) ce qui crée un ensemble bien plus abouti et plus riche que ces précédents ouvrages.

Enfin, Margaux Motin a surtout un talent incroyable pour croquer des situations qui résonnent forcément en chacune de nous. Son analyse de la vie post-rupture est plus que juste, elle sonne vraie. L’impression de redevenir ado, d’avoir envie de dire fuck, de fuir les contraintes, de se sentir légère même un lendemain de cuite… mais l’air de rien, Margaux insuffle aussi profondeur, sérénité et un soupçon de poésie derrière cette apparente nonchalance et c’est ce qui rend cette bande dessinée si géniale.

Vous avez la trentaine, vous êtes divorcée, séparée ou c’est compliqué… alors cette bande dessinée est tout simplement faite pour vous !

A noter qu’il y a beaucoup d’inédits donc pas d’inquiétudes pour celles et ceux qui suivent le blog.

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