Archives mensuelles : septembre 2014

J’ai lu le dernier Musso…

Cela n’est pas un secret et sans vouloir faire des généralités, il se trouve que certains auteurs comme Marc Levy et Guillaume Musso n’ont pas vraiment bonne presse chez les bibliothécaires. Ils sont même souvent l’objet de petites blagues un peu condescendantes, à la fois sur les auteurs et sur les lecteurs aussi, osons le dire.

Pourtant je pense que, pas une bibliothécaire (et heureusement) ne ferait l’impasse sur l’achat du dernier Levy/Musso, déjà parce que dans certains bibliothèques, leurs livres totalisent la moitié des statistiques de prêt, l’autre moitié étant consacrée à Boissard/Bourdin…

Et puis, je m’interroge :

pourquoi ces livres plaisent à beaucoup, beaucoup de gens mais rarement aux bibliothécaires ? Ne serait-on pas tout à fait en phase avec notre public ? Le bibliothécaire a-t-il un niveau intellectuel tel qu’il ne s’abaisse pas à lire ce genre de « littérature »,  a-t-on réellement besoin de se dire « ok, j’achète un Musso mais c’est pour amener le lecteur à lire autre chose », un R3 par exemple (On appelle Roman de niveau 3, les romans dits littéraires, difficiles, d’un niveau de lecture exigeant, pas à la portée de tout le monde quoi !). Bon, je caricature volontairement mais je ne pense pas être très loin de la vérité.

Alors, peut-être par curiosité/désœuvrement/esprit de rébellion/ et parce que je n’ai pas envie que mon métier soit de juger les lectures des gens, j’ai décidé de lire le dernier Guillaume Musso pour me faire mon idée, pour savoir de quoi on parle et le cas échéant remettre en cause pratiques et opinions professionnelles (oui parce que moi aussi, j’ai bien dû faire une fois ou deux une petite réflexion sur le tandem Levy/Musso…).

 

index Central Park, Guillaume Musso

XO éditions, 2014

Alice, une jeune flic parisienne et Gabriel, un pianiste de jazz se retrouvent menottés l’un à l’autre en plein coeur de Central Park sans avoir aucun souvenir de ce qui leur est arrivé. Ils ne se connaissent pas et vont devoir tenter de comprendre ce qui se passe ensemble, pourquoi le chemisier d’Alice est tâché de sang et pourquoi il manque une balle dans le chargeur de son arme…

 

Autant le dire tout de suite, j’ai dévoré ce livre. Guillaume Musso maitrise parfaitement le rythme de son intrigue avec tout le suspense et les rebondissements qu’il faut. Je ne m’attendais pas à ça, je pensais trouver une bluette mièvre sur un petit fond de fantastique et j’ai trouvé un thriller psychologique captivant. Le personnage d’Alice est particulièrement attachant entre force, fêlures et doutes. Les flashbacks sur son histoire la rendent plus fragile, plus humaine. Sa relation avec Gabriel est ambiguë, comme elle, on ne sait pas si on peut lui faire confiance ce qui maintient un état de tension tout au long de la lecture. J’ai apprécié que l’enquête se passe à New York, la description de Central Park, le nom des rues et des quartiers avaient une résonance particulière, ça m’a rappelé un chouette voyage que j’ai fait l’année dernière.

Bref, j’ai lu du Musso (et j’en relirai).

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Vacances basques

Ces dernières années, j’ai davantage voyagé à l’étranger entre la Grèce, l’Italie, l’ Espagne, la Hollande, Le Canada, New York…. Tous ces voyages, je les ai adorés mais cet été, j’ai eu envie d’un retour aux sources dans un coin de France que j’apprécie particulièrement et qui me rappelle pas mal de souvenirs…

Il faut dire que dans le pays basque, il y a tout ce que j’aime :

– c’est le seul endroit où il y la mer ET la montagne, je peux donc faire de la randonnée et piquer une tête dans l’océan (si on dégage les surfeurs qui prennent toute la place), pas besoin de choisir. Je vous conseille le sentier du littoral nord qui va de Bidart à Saint Jean de Luz (13km) avec une petite pause pique-nique sur la plage de Mayarco, un petit paradis!

Pour ce qui est de la Rhune (randonnée super dure avec beaucoup de dénivelé), je l’ai déjà faite quand j’étais enfant et j’en ai bavé… je me suis souviens très bien de cette montée en plein  soleil avec un sac à dos super lourd alors qu’il y avait un petit train qui allait pratiquement jusqu’au sommet… mais dans la famille, c’est l’effort qui prime alors pas de petit train pour nous ! Pour ces vacances, j’avais décidé de retenter la Rhune mais j’ai préféré garder mes amis donc ça sera pour une prochaine fois.

 

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– La gastronomie : des spécialités de  poissons ET de la charcuterie, sachez que le jambon de Bayonne n’est pas fumé mais séché et que le taux d’hygrométrie doit alterner entre 80 et 70%. Allez faire un tour à Bayonne, chez Pierre Ibaialde. Il vous fera visiter son atelier de jambon et déguster ses produits.

http://www.pierre-ibaialde.com/

 

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– les gens sont super sympas et accueillants : surtout le vendeur de frites qui nous a donné l’adresse du bar préféré de Bixente Lizarazu. Bien évidemment, j’y suis allée et je ne l’ai pas vu mais par contre, ce bar à tapas est dans un petit port super mignon en face de la mer, alors avec un petit Rioja et du jambon, chorizo et fromage de brebis nappé de confiture à la cerise, c’était juste parfait !

Et il y a aussi une chouette boutique à Saint Jean de Luz où le vendeur m’a fait goûté une bonne partie de ses apéros de Peio : Gratte cul, cerise noire piment d’Espelette, kiki à franki, les coucougnettes, la turlutte au chocolat et la galipette aux fraises…il était à peine 12h…

http://www.etxepeio.com/fr/1-home

Et puis surtout, les paysages sont juste magnifiques, j’aime autant la côte (avec une petite préférence pour Guéthary)… que les terres, les villages d’Espelette, Saint-Jean-Pied-de-Port, Cambo-les-Bains entre autres valent le détour. Il me reste encore tellement de choses à faire : le sentier du littoral sud, la Rhune, la passerelle d’Holzarte suspendue à 140 m du vide, San Sebastien pour les boutiques, mais il y a une chose qui me tient particulièrement à coeur : faire du parapente dans le pays basque…. Alors j’y retournerai !

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